Publié par : Keff | 13/05/2012

Parti Pirate et autres nouveautés

Tiens, si je me prenais par la peau des fesses et m’obligeais à rédiger plus régulièrement ici ?
Cet article ne sera pas focalisé sur un seul sujet, mais sur les quelques qui me trottent dans la tête depuis un petit moment.
D’abord (et aucun ordre de priorité quelconque dans cette liste), j’ai adhéré au Parti Pirate France. Je ne m’étais jamais engagé de près ou de loin “politiquement”. J’ai toujours voté vert ou blanc. (la couleur dépendant du tour, ou de l’année de vote). Mais là, je trouve que les positions du PP pour les législatives à venir me parlent, et même plus, je n’ai aucun point contre. Les 5 axes principaux choisis sont différents, sur des points variés. Et concernant le programme plus étoffé, je me retrouve complètement dans ces idées. Oui le programme ne parcoure pas tous les sujets propres aux gros partis, aux programmes politiques habituels. Et bien tant mieux. Je ne m’étais jamais exprimé, encore moins engagé, et là, les sujets m’interpellent. Bref, je suis devenu un pirate. Et donc, pour fêter ça, je me suis offert un sweat en pleins dans le sujet. Ce sweat a été acheté par le net, sur le site d’un vilainzours Yves Koskas, graphiste indé. A peine reçu, déjà arboré :

Et ce sweat, je me ferai un réel plaisir de le mettre quand je pourrai rouler sur mon fixie (et hop, enchaînement du 3ème sujet de la soirée, c’est-y pas beau ça ?).
J’ai décidé aussi de me mettre les mains dans le cambouis et de faire un effort, d’une part pour l’entretien des 8 vélos de la maison, et d’autre part pour me monter un vélo single-speed brakeless … un fixie quoi. Ca c’est encore à cause de mon trip coursier new-yorkais. Je ferai surement un petit topo sur l’avancement du vélo. N’ayant quasiment pas d’outils, et n’ayant pas envie d’investir plus que ça, je vais aller dans un atelier associatif tout près de chez moi, la petite Rennes.

En résumé, ça bouge. Maintenant, jusqu’à quand ?

Digiborigène je suis.

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Écrit en écoutant :
Erevan Tusk – Fortify Your Innocence

Publié par : Keff | 07/04/2012

Les usages, les usagers, les habitudes

Bien, il est temps pour moi d’être un peu plus assidu à l’écriture, ami lecteur !
Me voilà donc de retour dans le flux, non pas en temps que lecteur, mais aussi en temps que contributeur.
Mes posts seront sûrement plus courts, mais plus fréquents.

Hier, dans le bus, une connaissance s’est assise à côté de moi. Un prof, bretonnant, voire prof de breton à la fac, si je ne m’abuse. En clair, pas un geek informaticien œuvrant dans une SSII de la région …
La conversation s’est vite tournée vers la liseuse que j’avais entre les mains. Lui : “Ha oui, j’ai un collègue qui en avait une lors de notre dernier voyage avec les élèves”. Moi : “Et pas toi ?”. Lui : “Non, je suis encore attaché au livre papier, mais j’avoue, partir en voyage avec 3 ou 4 gros livres encombrants, ce n’est pas pratique, alors que là, c’est bien plus simple.” etc etc. A chaque fois que je montre ma liseuse (gros dégueulasse), les gens se disent encore attachés au papier, mais ils sont les premiers à énumérer les avantages de l’objet liseuse. Le côté contenu varié et multiple, le côté facile d’utilisation, la lecture facilitée de gros pavés dans le lit etc etc etc.

Je le dis à chaque fois, cet attachement au papier, à la texture, à l’odeur, disparaît très très vite.  Comme je le marquais dans un commentaire répondant au post de Lionel Davoust sur les usages du livre numérique, même si ces habitudes sont ancrées depuis des centaines d’années, elles peuvent, à mon avis, disparaître en un éclair. Ça a été mon cas, je ne pense pas être hors norme.

La semaine prochaine, j’animerai mon atelier 46 mensuel, à la cantine numérique rennaise. Première pour moi, un petit tour vers les lois et textes législatifs autour de l’édition numérique. J’essayerai de parler du prix unique du livre numérique, de la T.V.A. pratiquée, et de ce texte portant sur la numérisation des ouvrages du XXème siècle par les éditeurs. Un post à venir sera focalisé sur ce texte.

Digiborigène je suis.

Publié par : Keff | 19/10/2011

Back on business – Peace, love on earth

Mon dernier article ici date de janvier 2011.
La vie fait que le temps, l’envie et le besoin n’ont pas été présents.
Une nouvelle vie, pleine de stabilité, de rires, d’amour, fait que je peux et je veux maintenant me poser et prendre le temps.

D’un point de vue personnel, le sujet du numérique a évolué. Depuis début septembre j’anime seul l’Atelier 46, à la Cantine Numérique Rennaise. Prochaine session le 9/11.
J’ai aussi contribué modestement à une exposition qui va ouvrir en novembre aux Champs-Libres de Rennes, expo sur Alice au pays des merveilles.
Et j’interviens en médiathèque début novembre. Là encore autour du livre numérique. Toujours en novembre, je participerait à une table ronde, dirigée par Lorenzo Soccavo, sur le sujet des éditeurs 100% numérique, les “pure-player”.
Ma vie réelle s’anime autour du livre numérique, pourtant dématérialisé. N’est-ce pas un peu paradoxal ?
Sur la liste du ce ce sujet, ma participation à la création d’une maison d’édition 100% numérique. Projet encore en gestation, mais qui devrait voir le jour, j’espère, avant la fin de l’année.

D’un point de vue global, le sujet de la lecture au numérique stagne. Et ça m’énerve. Je m’y étendrai dans un post à venir …

J’ai repris le vélotaf. Une demi-heure aller, 20 min retour (parce que ça descend), ça me permet d’avoir meilleure conscience par rapport au sport que je ne fais plus, par fainéantise, par manque de temps.

Tempus fugit. Hâtons-nous de nous poser et d’en profiter. Lisez !

Digiborigène je suis.

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Écrit en écoutant :
Team Ghost – “You Never Did Anything Wrong To Me”
M83 – “Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts”

Publié par : Keff | 21/01/2011

Evolution, révolution, révulsion ?

Non, mais aujourd’hui, j’avais décidé d’être studieux, de me concentrer sur les tâches importantes, entre autre bosser efficacement sur le numéro 2 de la revue 100% numérique Angle Mort, qui va paraitre bientôt.
Et paf, hier soir, ma timeLine tweeter me met sous le nez un article du Monde, une intervention d’Antoine Gallimard, président du Syndicat National de l’Edition. Voyant François Bon (@fbon) s’énerver, j’ai bien senti que ça allait me faire rire.
Cet article Web, paru dans l’édition du 21/01/11, laisse la parole à Monsieur Gallimard sur le sujet du livre numérique.
Dès le premier paragraphe, le ton est donné. Il parle de “rappeler de ses vœux de régulation de ce nouveau marché du livre numérique : prix unique et TVA au même taux que pour le livre imprimé“. Ah “réguler”, quel joli verbe synonyme de “contrôler”, “avoir la main mise sur”, ou encore “bloquer”. Mais en quoi est-il nécessaire de faire appliquer le prix unique du livre numérique ? Est-il là besoin de protéger les petits libraires ? Non, trop peu de libraires numériques sont sur le net pour essayer d’appliquer une quelconque mesure. Je pense que ça va dans le sens de la démarche de protection de la chaîne du livre papier, et ne pas voir d’offres promotionnelles sur des version homothétiques numériques qui iraient trop concurrencer le papier.
“Grâce à l’implication des pouvoirs publics, ces deux sujets ont bien progressé.” Mhhh merci, Monsieur le Président, de nous rappeler que le lobbying porte ses fruits au sein du monde politique.

Après, quelques principes simples nous sont rappelés. Sous entendu, à nous, simples abrutis qui ne comprenons rien. Le premier est que Œuvre de l’esprit, un livre ne change pas de nature en changeant de support, du papier au fichier numérique. Et là Antoine Gallimard confirme le positionnement du SNE dans un immobilisme effarant.  D’abord, qu’est-ce que la nature du livre ?  Moi je vois d’abord la forme, le format. Par exemple, bien plus de formats courts vont pouvoir être publiés. Là où publier un texte court, une nouvelle, une novella au format papier était plus compliqué au regard du retour sur investissement, des frais impliqués, en numérique les coûts sont moins importants. Si si. Le processus de conversion ou de génération de 250 pages est le même et a peu ou prou le même coût que celui pour 4 pages. Bien entendu, si l’on a pris soin d’industrialiser son travail. Mais n’est-ce pas l’intérêt d’un éditeur que de bien faire son travail ? Donc en résumé, nouveau supports, et ainsi multiplication des formats.

Dinosaures

Petite digression de ma part sur le contenu. Un livre numérique, ça sera encore des mots, oui. Mais pas que. Oh il est évident que le livre homothétique va rester, c’est à dire la simple transposition du livre papier vers un format numérique accessible sur une liseuse. Parce que c’est une forme qui est plaisante, qui va bien. Mais n’est-il pas intéressant d’imaginer un livre “évolué”, dont le contenu, la forme va au delà des simples mots. Imaginons un polar se passant dans une ou plusieurs villes françaises. Ce livre, je désire le lire simplement, comme cela se fait depuis des siècles. Et puis, au cours de la lecture, parce que l’état d’esprit s’y prête, parce qu’un sujet abordé m’intéresse plus précisément, je souhaite voir un passage en mode “augmenté”. C’est à dire, par le changement d’une option d’affichage, le texte s’enrichit de liens internes ou externes, voire d’images directement affichées au survol de certains mots. Ce livre parle d’un certain mouvement anti-OGM, je clique et je me retrouve sur une page web choisie par l’auteur pour appuyer son récit. Ce livre se passe dans Paris ? Un lien m’amène sur une carte pour me localiser l’endroit de la scène en cours. Hou-là, mais je viens de décrire un livre contre-nature, là non ? Fin de la digression.
Non, la nature intrinsèque du livre ne change pas mais en changeant de support, une partie de cette nature va évoluer, s’étendre. Et ça, il est clair que certains ne veulent pas le voir.

Maintenant passons au chapitre de la juste répartition des rémunérations et des coûts du numérique.
“L’éditeur doit investir en recherche & développement dans ce nouveau métier. Contrairement à l’idée reçue, l’édition numérique fait apparaître de nouveaux coûts pour l’instant non maîtrisés.” Et bien oui, entrée d’une entreprise dans les nouvelles technologies = recherche & développement, voire innovation (brrr le vilain mot !). Mais est-ce à l’auteur de subir ces frais de recherche & développement ? Et honnêtement, je ne pense pas qu’un laboratoire d’une dizaine de personnes soit nécessaire. Je rappelle à Monsieur Gallimard que sur Internet, il n’y a pas que des sites de pirates ou pornographiques. Il y a également un tas de ressources expliquant comment, pour quels support et avec qui fabriquer des livres numériques. Aller, quinze jours devraient suffire à un Bac + 2 pour comprendre ce qui se trame derrière un livre numérique. A moins que monsieur le Directeur ne veuille nous expliquer de manière détournée qu’en fait, les maisons d’édition ne possèdent pas la possibilité de générer des livres numériques parce que leur système d’information est très limité et que pour eux, un livre papier déjà imprimé n’existe en numérique que sous la forme de PDF imprimeurs ? Ah ben oui, essayer de récupérer en masse le fond existant de livres va coûter de l’argent et bien entendu, ce sont les auteurs qui doivent payer. Logique, non ?

GendarmeIl ne s’agit plus seulement de fournir des fichiers numérisés des oeuvres, mais d’assurer leur protection et leur diffusion au travers de plates-formes complexes et variant selon les environnements technologiques.

Arrêtez donc avec ces protections. Elles ne servent à rien et vous demandent effectivement un investissement inutile.
Digression. Le livre de LL Kloezer, Cleer, est vendu pour la modique somme de 19,55€ au format numérique avec une protection (DRM) de chez Adobe. J’aimerai bien savoir à combien se monte le coût de l’application de cette DRM bien inutile. Le livre des Kloetzer se trouve facilement disponible au téléchargement gratuit, avec la DRM qui a sauté. Et en passant, les méchants pirates ont modifié le fichier et enlevé la marge qui polluait la lecture sur une liseuse 5 pouces … Fin de la digression.
Et mettre de l’argent dans la répression, en engraissant les actionnaires des sociétés chargées d’aider l’Hadopi, là non plus ce n’est pas la bonne solution. Les méchants pirates qui diffuseront vos ouvrages gratuitement et sans protections auront toujours dix longueurs d’avance.

La chaîne“les auteurs et les éditeurs ont un intérêt partagé à faire respecter la chaîne de valeurs communes au livre imprimé et au livre numérique.” Là il faut bien évidemment comprendre : nous les gros de l’édition, on vous arnaquait au temps du livre papier, sachez que ça va continuer avec le numérique. Je tiens à rappeler une chose qui m’a toujours choqué. Quand un livre papier est vendu, l’auteur récupèrera en moyenne 10% de la vente. L’auteur, vous savez, celui qui invente les histoires, qui passe du temps à se documenter, qui passe des jours et des nuits à rendre son récit agréable. Oui, celui qui nous emmène, qui nous fait rêver. Et bien cet auteur, quand vous achèterez son livre, il ne recevra qu’un dixième du prix que vous allez  payer. Et souvent un an plus tard. Pour le SNE, ça va continuer avec le numérique.
Moi je trouve ça dangereux pour les éditeurs, de garder cet état d’esprit. En numérique, il est simple techniquement de shunter un éditeur de la chaine papier pour proposer ses ouvrages à la vente. Oui le travail de l’éditeur est aussi là en amont, avant la publication du livre, il est là pour faire retravailler l’auteur, le corriger, lui faire lever la tête du guidon etc etc etc. Mais qu’en serait-il d’une structure dédiée au travail éditorial, et qui laisserait ensuite l’auteur se débrouiller avec la génération, publication de ses œuvres ? Produire un fichier lisible est bien plus facile qu’un livre papier. Et en produire 1 ou 5 000 ne coûte pas plus cher. Pas comme avec le papier. N’y a t’il pas un risque pour les éditeurs de voir se barrer les auteurs vers une édition solo ou coopérative ? Je pense qu’avec une politique indécente de rémunération de l’auteur à 10%, c’est ce qui va se passer.

Nous espérons que ces discussions éviteront l’idéologie et la surenchère, et qu’elles porteront leurs fruits : il en va de notre commun avenir.
Ok, arrêtons la surenchère des prix et des protections idiotes autant qu’inutiles et fournissons enfin des livres, des histoires, de la culture à des prix abordables, il en va de notre commun avenir.
Ah non, ce n’est pas comme ça qu’il fallait le comprendre ?

Digiborigène je suis.

PS : Rhaaaa mais en fait je ne fais que grogner, sur ce blog ! Ok, le prochain post sera positif.

Publié par : Keff | 03/01/2011

Défrichage numérique

A la fin de l’année 2010, j’ai décidé, avec l’aide de deux de mes petits camarades de jeux numériques (Karine Sabatier et Erwan Tanguy), de monter un atelier d’écriture numérique.
Je m’en vais vous décrire le principe, qui va surement évoluer au fur et à mesure des réflexions et des ateliers.

Cet atelier d’écriture se passera dans la Cantine Numérique rennaise. D’abord parce que ce projet a été fomenté avec Karine Sabatier, sa directrice, aussi parce que le sujet s’y prête parfaitement. La cantine numérique nous mettra à disposition de l’espace, de grandes tables, des moyens de projections depuis un PC, une connexion internet permanente et sans fil, et une localisation idéale dans le centre de Rennes.

Un des buts sera de travailler sur l’écriture. De ce côté je ne pourrais rien apporter, au contraire, je serai un participant idéal. On va essayer dans un premier temps d’axer l’atelier sur deux exercices d’une demi-heure de rédaction chacun. Ensuite, chaque participant, s’il le désire, pourra lire son texte. Et chacun pourra donner à tour de rôle son avis sur la production. Le texte pourra être projeté au mur pour une meilleure visibilité. Il sera donc impératif de travailler sur portable lors de la séance. (Des portables pourront être prêtés)
A la fin du ou des exercices, l’atelier passera dans sa phase numérique. D’abord, les textes seront assemblés dans un fichier ePub, que chacun emmènera ou recevra en fin de session. Ensuite, l’atelier se transformera en atelier pratique sur la publication numérique. Plusieurs sujets seront abordés, au fil des ateliers :

  • Quels sont les formats de fichiers possibles en publication
  • Comment “fabriquer” un fichier ePub (outils de création, de transformation)
  • Quelles sont les plateformes actuelles de publication, d’autopublication.
  • Un texte, sous quelle forme ? (Fichier mis à dispo, blog, mail, sms etc)
  • Comment enrichir un texte, qu’est-il possible de faire aujourd’hui en fonction des différents supports de lecture ?
  • Élargissons la notion de texte vers d’autres médias (photos, audio voire pourquoi pas vidéo)
  • Essayer d’amener les créateurs de textes vers un format autre que le livre ou la nouvelle homothétique.
  • Aborder la problématique de la promotion d’un texte. (Blogosphère, twitter, QRCode placardés dans la ville etc)

A chaque fois, une présentation de l’existant pourra être effectuée, puis une discussion, une réflexion sera engagée.

Une autre possibilité à cette seconde phase serait d’inviter une personne qui nous ferait part de son expérience, de son savoir faire en la matière. Il serait également possible, au regard de la structure technique proposée par la cantine, d’effectuer cette rencontre aussi de manière numérique, en visioconférence Skype, par exemple.

L’atelier se déroulera avec 5 à 10 participants (grand maximum). Sur une fréquence de 1 à 2 ateliers par mois. Dans l’idéale, il serait encadré par un “responsable” littéraire et un responsable plus “technique. Reste maintenant à trouver une personne intéressée et suffisamment calée pour s’occuper de la partie littéraire pure.

Ensuite, après chaque séance, les textes issus de l’atelier seront mis à disposition sur un blog privé, ouvert aux seuls participants à l’atelier. Là les participants pourront à tête reposée, s’ils le veulent, approfondir leurs avis et critiques des textes produits. Et l’auteur pourra pourquoi pas en proposer une ou plusieurs versions corrigées, améliorées, augmentées. Et s’il le désire, il pourra passer son texte en version publique et gratuite, sur le même blog.

Ce projet semble peut-être ambitieux. Compliqué, abscons, irréalisable. Qu’en pensez-vous ?

Publié par : Keff | 27/12/2010

Ville et déplacement

Je vais aborder ici le sujet de ma première “vraie” tentative d’écriture.
Ce travail portera en partie sur la ville. Cette ville dans laquelle je vis et dans laquelle je me sens bien. J’apprécie y vivre et y travailler. Peut-être parce que je ne vis pas dans une de ces trop grosses métropoles, où les inconvénients priment sur les avantages. Cette ville où la majeure partie est accessible à pieds, par le métro, le bus ou le vélo. La voiture y est également présente. Je n’aime pas la voiture, sa pollution, son coût et ses déplacements chaotiques et mal gérés. Je ne supporte plus d’être dans une voiture  et subir les embouteillages, les feux et les déplacements rendus difficiles par les travaux de voirie.

Et comme personnage principal, je pense mettre en action un traceur, un adepte du parkour. Cette discipline encore appelée art du déplacement, a quelque chose de magique. Elle a été développée il y a quelques années par David Belle et Sébastien Foucan, deux français.  Le grand public a pu découvrir le parkour avec le film Yamakasi. Jeune, je pense que j’aurais rapidement accroché à cette discipline, cet art de vivre. Un traceurs apprivoise la ville, le béton est son terrain de jeu, de chasse.

Le profil de mon traceur se dessine au fil des visionnages de vidéos et de films. La ville elle aussi. Mais l’exercice de description des déplacements semble ardu. J’ai donc besoin de réponses à quelques questions que je me pose. Cette ville sera située dans le futur, mais pas trop. Suffisamment pour que le parkour soit utilisé pour le transport de messages. Ce traitement se retrouve aussi dans le jeu Mirror Edge.

Aloïs au Square Fergent

J’ai eu ainsi l’occasion de suivre avant les vacances de noël l’entrainement, le rassemblement dans Rennes d’un groupe de jeunes traceurs, dirigés par Aloïs. Lui s’entraine au sein de Ouest Parkour, une jeune association permettant la pratique dirigée entre autre dans un gymnase.  Le rassemblement était planifié sur la place Saint Anne, puis une fois tous les participants présents, ils se sont rendus en courant sur le lieu de l’entrainement. Même si le niveau de l’entrainement ne m’a pas permis de voir des passages spectaculaires, de répondre ces questions, j’ai pu donc prendre un premier contact. J’espère pouvoir assister à une session plus sportive et ainsi pouvoir discuter avec des habitués de la discipline.

J’aimerai aussi y mettre un autre mode de déplacement, le vélo urbain. Pas forcément parce que je viens de m’en acheter un mais parce que ce traitement me traîne dans la tête depuis que j’ai lu un livre de SF (je ne me rappelle plus lequel, je pense qu’il s’agit du Samouraï Virtuel de Neil Stephenson, mais pas certain). Les coursiers à vélo sont d’autres acteurs de la vie urbaine et qui me semblent intéressant d’utiliser. C’est une activité qui se développe en France, calquée sur les coursiers des grosses mégalopole américaines.

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Écrit en écoutant :
Naoned – Allways Alone

Publié par : Keff | 18/12/2010

Le numérique, faut y mettre le prix

Et voilà, encore un post pour grogner sur l’offre littéraire en numérique.
Je viens de lire avec plaisir Un bouquet de romans noirs, un dossier thématique numérique (format ePub) sur une autre littérature de genre, le polar noir. Ce dossier gratuit proposé par ePagine, une plateforme de diffusion de livres numériques, m’a donné envie d’aller acheter trois des douze ebooks présentés.

Mon premier choix s’est porté sur le premier extrait du dossier, celui de Zulu, de Caryl Ferey, chez Gallimard. Je ne présenterai pas ici le bouquin, je vous laisse le soin de lire la présentation et les premiers chapitres dans le dossier au format ePub. A la vue de la fiche, deux choses m’ont fait (virtuellement, je vous rassure) hurler. La première est l’apposition de la DRM Adobe. Je ne reviendrai pas sur ce point, DRM = refus d’achat pour moi. Puis le prix du fichier ePub m’a fait faire un bond : 16,60 ! Je signale à l’éditeur, même s’il le sait pertinemment, que c’est un prix exorbitant pour un livre numérique, dématérialisé ! Surtout quand le prix du même livre au format poche papier est à 7,32€. Le prix du livre numérique est de plus de deux fois celui du poche papier, un grand n’importe quoi.

Hop, je cherche le deuxième titre et là, même constatation : La commissaire n’aime point les vers, de Georges Flipo, aux éditionde de la Table Ronde, est sous DRM et au prix de 15€, alors que la version papier grand format est à un peu plus de 17€. Et là,  le prix du PDF est de deux euros inférieurs au prix du format ePub. Vous savez, le format ePub, celui qui ne demande quasiment pas de mise en page …

Bien énervé, je vais donc jeter un oeil sans grande conviction sur le troisième titre m’ayant attiré, Quai des enfers, d’Ingrid Astier lui aussi chez Gallimard. Point de surprise, DRM et prix quasiment le même que celui du grand format papier.

En clair, aucun achat de roman noir pour moi cette fois-ci. Le roman noir est logé à la même enseigne que la science-fiction. Peu d’éditeurs pratiquent un prix raisonnable. Le dernier livre de L.L. Kloetzer, Cleer, un livre de science-fiction qui  d’après les quelques critiques du web est un très bon bouquin, est à 19,55€ au format ePub avec DRM, contre 21,85 € en papier. Les liseuses semblent être un bon cadeau de noël cette année, le site ebouquin.fr nous développe ici une intéressante sélection. Alors pourquoi essayer de tuer le livre numérique en l’affublant d’une DRM et d’un prix grotesque ? Oui, je sais, certains éditeurs jouent le jeu, Publie.net, Numeriklivres, E-belial, j’en passe et des moins bons. Alors qu’il est clair que les éditeurs du livre papier n’ont toujours pas compris l’intérêt de publier un livre numérique à un prix raisonnable.

Amis du 100% numérique, je vous en prie, continuez, faite correctement votre travail d’éditeur numérique, vendez vos bons livres à un prix correct et les lecteurs vous remercieront. En achetant chez vous et en délaissant les éditeurs qui veulent à tous prix préserver leurs territoire papier et sa pathétique version homothétique.

Digiborigène je suis.

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Écrit en écoutant :
WISE – Electrology

Publié par : Keff | 02/12/2010

Du numérique

A la question “Le numérique, c’est quoi pour toi ?”, ma réponse est vaste. Très vaste.
Dans un post précédent, j’ai abordé mon appartenance à la tribu des digiborigènes. ça c’est pour le passé maintenant qui s’éloigne loin, très loin.

Mais qu’en est-il du passé proche et du présent ?

Il est relativement simple. Le numérique est partout dans ma vie. Avec ses avantages et ses inconvénients. Mais il est trop tard, je ne peux le renier sans un changement trop radical de ma vie, de ma manière de faire, de ma manière de penser. D’abord, il se matérialise par quelques objets devenus indispensables. Oh certes, rien n’est vraiment indispensable en ce bas monde, mais sans ces objets, je me sentirais bien démunis.

L’ordinateur portable et sa connexion Internet. C’est l’entrée principale de mon métavers. Et la sources de mes nourritures intellectuelles.
Avec lui je garde le contact avec mes amis. Oui je sais, je pourrais téléphoner, écrire des lettres papier, me déplacer. Hormis les lettres papier, je fais aussi tout ça. Mais téléphoner coute cher, tout comme se déplacer à l’autre bout de la France ou de l’Europe. Rien ne vaut une bonne discussion autour d’une bière, c’est clair, mais l’éloignement de mes relations ne facilite pas la biture. Donc un mail, une discussion par chat, voire une conversation audio et vidéo me permet de garder le lien.

Ce même ordinateur relié à Internet m’a permis, il y 10 ans, de participer à la création une association qui regroupe maintenant plus d’une centaine de personnes, disséminées dans toute l’Europe, voire le monde. Cette association permet de gérer un site Web, une encyclopédie de la littérature de science-fiction, la nooSFère. Et d’ainsi rencontre régulièrement les autres membres au cours de festivals ou salons littéraires.

La musique. J’écoute souvent de la musique. Chez moi, au travail, en voiture, en bus/métro. Et cette musique, par esprit pratique, est au format numérique. Parce que transportable facilement, parce qu’accessible sur le net facilement également. Chez moi, mon ordinateur est relié à la chaine audio. ça me permet d’écouter de la musique en ligne (Deezer, Myspace par exemple) ou d’écouter de la musique numérisée au format mp3 ou FLAC. Oui j’écoute de la musique piratée. Mais j’ai également transformés en mp3  mes CD achetés. Ainsi, quand la radio me gave dans la voiture, je bascule sur la SD-card enfichée dans mon auto-radio. La liaison internet est primordiale aussi pour la découverte de nouveaux artistes. Souvent j’écoute FIP, à la radio. C’est d’ailleurs à 95% la seule radio que j’écoute. Et quand un morceau me plait, je file sur le site de la radio et je consulte la programmation en cours. Et j’en profite pour chercher le site officiel de l’artiste, son Myspace et ses albums disponibles à l’écoute gratuite sur Deezer ou MusicMe. Dans aucun endroit à Rennes je ne pourrais faire ça facilement. Me balader dans les rayons, écouter les trois ou quatre albums d’un artiste, si cet artiste est bien entendu disponible en rayon … Et accéder aux Myspace permet entre-autre d’avoir accès aux dates de concerts.

Mes lectures sont maintenant numériques. J’ai fait il y a un peu plus de 6 mois l’acquisition d’une liseuse et je ne passe plus que par elle pour lire des romans. Ma liseuse actuelle est une Sony PRS-350 et j’en suis très content. J’avais écrit un petit article à ce sujet. Et oui, malgré une bibliothèque de plus de 600 livres, je n’achète quasiment plus de livres papier, si ce n’est ceux des copains pour leur faire dédicacer. Là aussi j’avais rédigé quelques mots à ce sujet.

Et mon téléphone, ou plutôt mon smartphone, vient compléter ma panoplie numérique. Forcément en 3G, il est sous Androïd, le système de Google. Avec lui je lis mes mails en itinérance, je surfe facilement, j’utilise le GPS et ses cartes, quand je suis en voiture ou à pied. Mon agenda est toujours avec moi, et est synchronisé avec celui du web ou de mon portable. La liste de mes contacts également.

Voilà, ces 4 notions font que je me sens numérique. Bien entendu, rien n’est indispensable. Mais tout ceci me rendrait la vie moins simple si ça disparaissait.

Digiborigène je suis.

Publié par : Keff | 08/11/2010

Des voix de ces dames

Il y a quelques temps, une femme me faisait remarquer que dans beaucoup de morceaux que j’écoutais, quand il y avait une voix, et bien c’était une voix de femme.
Je repense souvent à ce qu’elle m’a dit. Et effectivement, j’adore les chansons avec des voix de femmes.
Quels que soient les genres, jazz, trip-hop, pop-rock ou indie, ces voix sont toujours calmes, douces. Je n’écoute jamais de musique trop speed. Je le suis déjà assez comme ça. Et donc ces voix me calment. Il faut peut-être voir là un machin freudien, je n’en sais rien (Yann Leroux, une piste ?)

Déjà, en écrivant ces ligne, j’écoute Tara King Th. Voici le site officiel ainsi que le myspace. Je ne saurai que trop vous conseiller l’album A Sigh Of Relief avec son si sexy It’s Hard To Be A Cat.

Découverte récente, les deux étranges voix de Brigitte. Les compositions sont fraîches, musicales, marrantes. La reprise chaloupée d’un morceau de NTM, Ma Benz est superbe. Et la toute fin du clip La vengeance d’une louve est … éclatante. Des influences seventies et de belles mélodies. Elles passent le 10 novembre à Rennes, je pense aller les écouter.

Une autre découverte récente, Sophie Hunger. Son dernier album, 1983, est riche et varié. Elle y chante en anglais, français et allemand. Et j’adore l’entendre chanter. Suis-je le seul à lui trouver des intonations des Rainbirds, groupe que j’écoutais jeune ? Tous les morceaux de l’album ont quelque chose, une âme. Et regardez le live de sa reprise des noirs dez, Le vent l’emportera, personnellement, ça me donne des frissons. Son concert à Rennes fin novembre est prometteur.

Et une fois n’est pas coutume, voici une p’tite nouvelle à textes, que j’aime écouter de temps en temps. Melissmel. Son titre Aux Armes vaut le détour.

Publié par : Keff | 12/10/2010

Sensuelle et tactile

 

Il y a quelques  jours, j’ai reçu ma nouvelle liseuse numérique. Et je ne résiste pas à vous en montrer quelques photos, à vous donner mon avis. C’est une Sony PRS-350. Et elle est belle, la bougresse. Sa coque en alu brossé lui donne un grain de peau agréable sous la main. Elle la taille si fine, plus fine que l’Opus de Bookeen.

Sa taille d’écran de 5 pouces me convient complètement. Je peux l’emmener partout avec moi et lire facilement. Dans le métro, le bus, la sortir de la poche devient si aisé et la garder au creux de la main est si facile.
Elle est rapide. La sortie du mode de veille comme l’ouverture d’un ouvrage au format ePub sont quasi instantanés. Le tourné de page a été amélioré par rapport aux modèles précédents, tout constructeurs confondus. Il est bien plus rapide. Et avec ce modèle, il se fait d’un doux glissé de doigt si … sensuel sur l’écran. Parce que ce modèle, bien que d’un petit format, est tactile. J’ai hésité avant de commander cette liseuse, ne voyant pas à priori l’apport du tactile pour une petite liseuse destinée essentiellement à la lecture. Mais je ne regrette absolument pas. C’est très pratique de pourvoir la tenir dans une main et d’un petit glissé de pouce très court sur l’écran, tourner les pages.

Les menus sont très bien faits. Le tactile y est pour beaucoup. J’ai été bluffé, quand dans un texte en anglais il faut sélectionner un mot, avec le bout du doigt et que l’entrée correspondante dans un dictionnaire de traduction s’affiche en bas de page.Il est également possible de rechercher des mots dans le dictionnaire fourni en application et l’affichage des entrées de ce dictionnaire s’effectue au fur et à mesure de la saisie des lettres au clavier virtuel. La vitesse de recherche et surtout d’affichage font presque oublier que l’on est sur un écran e-ink.

Cet écran, justement, qui affiche une page avec un contraste encore plus efficace, et qui, vu qu’il n’est pas rétro-éclairé, ne fatigue pas les yeux comme l’écran d’un portable ou d’un smartphone.

Les images et les couverture s’affichent également correctement. Vraiment la qualité du rendu de l’écran est impressionnante.

J’ai mis la liseuse dans les mains d’un dessinateur qui a tout de suite essayé le stylet fourni avec, que moi je ne sors jamais. Et l’utilisation du crayonné lui a beaucoup plu, malgré un décalage entre le déplacement du stylet et l’apparition du dessin sur l’écran. Mais c’est une fonctionnalité qui je pense, ne me servira pas. Par contre, la prise de note par saisie de texte à l’aide d’un clavier virtuel, ça je pense que je vais utiliser.
Voilà :  petite, rapide, contrastée, solide, cette liseuse nouvelle génération a tout pour plaire à un lecteur itinérant comme moi. Cette liseuse n’est pas communicante, c’est à dire pas de wifi, de bluetooth. On dépose les fichiers dans la mémoire de la machine (2Go) par l’intermédiaire d’un cable USB. Et honnêtement, ça me suffit amplement. Et je pense que la durée de la batterie aussi s’en ressent.

La seule ombre au tableau, c’est que la liseuse est fournie nue, sans protection. Et celle-ci s’avère obligatoire, surtout la liseuse en balade dans un sac.

A suivre : les tests sur la prise de note et l’annotation de documents PDF et ePub.

Digiborigène je suis.

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Playlist musicale :
Bonobo – Black Sands

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